Ce que la Cour suprême n'a pas décidé dans l'affaire des sports trans

Ce que la Cour suprême n'a pas décidé dans l'affaire des sports trans

Article publié le

Cette histoire a été initialement publiée sur My Gay Prides.

Mardi, la Cour suprême des États-Unis a statué à Virginie-Occidentale c.BPJ (décidé avec Little contre Hecox) que ni le titre IX ni la clause d'égalité de protection n'empêchent les États d'interdire aux filles transgenres la participation aux sports féminins. Mais l’opinion majoritaire, rédigée par le juge Kavanaugh, est étroite et ses limites sont importantes. Voici les plus importants.

Il autorise ces interdictions, il ne les exige pas

La Cour a estimé que les États et les écoles peut exclure les filles transgenres des équipes féminines et féminines. Il n'a pas été jugé qu'ils doit. La décision supprime un obstacle constitutionnel et statutaire aux interdictions ; il ne les impose pas. Cette décision n’oblige pas les États et les écoles qui ont choisi de ne pas discriminer les filles transgenres à abandonner ces politiques inclusives.


Cela laisse la porte ouverte à des politiques inclusives

La Cour a clairement refusé d'exclure l'inclusion. Cela laisse ouverte la question de savoir si les écoles qui vouloir permettre aux filles transgenres de jouer dans des équipes de filles pourrait le faire. Dans une note clé en bas de page, la Cour a qualifié cette question de « question distincte », non présentée dans cette affaire, et a souligné que « rien dans cet avis n’a pour but de trancher » cette question. Cette question est désormais portée devant les tribunaux inférieurs, et les écoles qui accueillent des athlètes transgenres restent libres d’adopter et de défendre des politiques inclusives.

C’est limité au contexte sportif

La Cour a souligné à plusieurs reprises que les sports sont distincts et a lié les deux moitiés de son analyse, la conclusion du Titre IX et la conclusion sur l’égalité de protection, à cette particularité. La majorité a établi un contraste explicite avec « une opportunité d'emploi ou d'éducation typique où une protection égale peut souvent exiger que le gouvernement traite généralement un individu sans égard à son sexe ». L'avis ne présente pas son raisonnement comme une règle générale pour d'autres contextes tels que les salles de classe, les toilettes ou les programmes scolaires.

Cela ne résout pas la science sous-jacente

La Cour n’a pas estimé que les filles transgenres qui ont pris des bloqueurs de puberté ou des hormones bénéficient d’un quelconque avantage concurrentiel. Il a décrit cette question comme « faisant l’objet d’un débat médical et scientifique en cours » et « non réglée » pour le moment. Plutôt que de résoudre le problème, la Cour a déclaré que « (l)es législatures et les écoles sont mieux équipées – et, en vertu de la Constitution, sont les entités les plus appropriées – pour évaluer les considérations médicales et scientifiques concurrentes et tracer des limites appropriées. » La décision repose sur l'opinion de la majorité selon laquelle un examen intermédiaire n'exige pas un ajustement individualisé, et non sur une conclusion factuelle concernant l'avantage athlétique.

Cela laisse ouvert le niveau de protection constitutionnelle des personnes transgenres.

Répondant à l’argument selon lequel ces lois sont discriminatoires à l’égard des personnes transgenres, la Cour a refusé de décider si les classifications ciblant le statut de transgenre faisaient l’objet d’un examen rationnel ou d’un examen approfondi, estimant que les lois survivent « de toute façon ». La majorité l'a fait pas soutiennent que les classifications anti-transgenres ne font l’objet que d’un examen rationnel. Cette question reste formellement non résolue, et une affaire future pourrait encore établir que les lois ciblant les personnes transgenres justifient un examen constitutionnel accru.

Un revers, pas la fin du chemin

C’est une décision décevante, mais étroite, un revers et non la fin du chemin. La Cour a décidé uniquement quels sont les États peut faire dans le domaine spécifique du sport. Il n’a pas résolu le problème scientifique, fixé les normes de contrôle constitutionnel et n’a pas retiré aux écoles la liberté d’inclure des athlètes transgenres. Ces décisions appartiennent toujours aux conseils scolaires, aux associations sportives et aux personnes qui connaissent réellement ces enfants. Chaque enfant mérite la chance de faire du sport avec ses amis et d’apprendre ce que le sport enseigne : la détermination, la résilience et le travail d’équipe. Cette décision n’y change rien.

Shannon Minter est la directrice juridique du Centre national pour les droits LGBTQ+ et l'une des avocates des droits civiques les plus influentes du pays. Cet article est apparu pour la première fois sur le blog du NCLR.

Articles similaires

sur le sujet : Anti-lgbtq-laws


Vous aimez ou pas cette Gay Pride?

Poursuivez votre Gay Pride en ajoutant votre commentaire!

Soyez de la fête!
Ajouter votre commentaire concernant cette Gay Pride!

Soyez le premier à débuter la conversation!.

<